Le secteur éolien
Forte d’un taux de croissance annuel de plus de 25 % dans le monde, la filière éolienne a déjà créé plusieurs centaines de milliers d’emplois à l’échelle internationale. L’industrie éolienne emploie aujourd’hui 154 000 personnes en Europe dont 85 000 en Allemagne et 40 000 en Espagne. A ce titre, elle est, en Europe, la première EnR créatrice d’emplois à égalité avec la biomasse. Le récent bilan Eurobserv’Er qualifie ce résultat d’impressionnant pour une filière qui, il y a vingt ans, en était à ses premiers stades de développement.
Selon l’étude « Wind at work » publiée en 2018 par l’association européenne pour l’énergie éolienne (EWEA), celle-ci a généré 33 emplois par jour durantles cinq dernières années. Ce rapport précise qu’en Europe, les fabricants d’éoliennes représentent 37 % des emplois directs du secteur, suivis des fabricants de composants (22 %), des développeurs de projets (16 %) et des opérateurs d’installation et de maintenance (11 %). Considérée comme le deuxième plus important gisement éolien européen, la France rattrape son retard : elle est désormais le quatrième marché du continent et le septième mondial.
Le marché intérieur de la filière a connu une progression de 40 % en 2016 et de 9 % en 2017 (avec 1 350 MW supplémentaires installés). La filière se développe de manière importante, malgré l’incertitude législative et réglementaire nationale (les parcs éoliens devraient être bientôt des ICPE) et le contexte de crise économique mondiale. A l’heure actuelle, plusieurs unités de construction de mâts, de pales et autres gros composants, prévoient de s’installer à court et moyen terme. D’ici 2020, si le rythme de développement prévu par le Grenelle est respecté, ce sont près de 60 000 emplois directs et indirects qui se créeront en France. Aussi, de nouveaux métiers et des formations adaptées à la filière émergent-ils. L’offre de formation connaît de ce fait un nouveau développement afin d’assurer le décollage de cette industrie et de répondre à ses multiples spécificités.